J’ai été condamnée, il y a de cela un certain temps.
Ce fait me revient quelquefois à l’esprit…mais c’est juste assez éloigné dans la ligne du temps pour que je n’y pense que sporadiquement. La dernière fois que j’y ai pensé, je me suis dit que cette condamnation valait bien un article. On parle après tout, ici, de CONDAMNATION.
J’ai perdu au moins 3 ans de ma vie à avoir des maux de tête récurrents.
Lorsque je me suis décidé à consulter, ce fut plutôt bref: ”Cluster headhache” ou Céphalée de Horton. (On m’a gentiment lu la définition dans le dictionnaire médical). Par la suite, en faisant mes propres recherches, j’ai aussi trouvé des points communs avec l’Algie vasculaire de la face.
Aucun traitement connu, aucune genèse de cette maladie. Ma docteure m’a gentiment signé un ”autographe” me donnait accès à des anti-inflammatoires ”de bonne qualité” au cas ou cela empirerait. Ce faisant, le verdict était tombé et je fus condamné au mal de tête à perpétuité sans possibilité de rémission.
Ceux et celles qui ont déjà connu la migraine sympatiserons avec moi car il n’y a rien de plus limitant que des maux de tête. Il paralysent, ils handicapent sans qu’on ne sache ce qui les causes vraiment. Et si vous avez pris le temps de lire la définition de la céphalée de Horton vous déduirez comme moi, qu’il ne sagit pas de maux ordinaires, c’est plutôt grave et sérieux. Ce genre de diagnostique ne devrait assurément pas être donné à la légère.
Je rentrais donc à la maison, peinarde, affublée d’une nouvelle étiquette. J’avais quand même ”insisté” pour passer des tests d’allergie (lorsque j’avais des maux de tête j’avais également les sinus congestionnés.) au cas ou…mais les allergies se sont avérées innexistantes.
On me dirigea par la suite vers un ORL qui après m’avoir regardé le fond de la gorge et des oreilles avec sa petite lumière et son baton popsicle me prescrivi ”BINGO!” (pour le citer textuellement) une pompe au cas ou cela serait LA solution. Griffonnant sa tablette,il m’incita à revenir le voir si la pompe s’avèrait innutile. Sur ce, il tourna les talons et avant même que j’ai eu le temps d’ouvrir la bouche, il était disparu dans les méandres des couloirs de l’hopital. Je venais “BINGO” de gaspiller 8hrs à l’hopital, sacrifiant ainsi 1 journée de mon salaire et une journée vierge de maux que j’aurais investi bien ailleur si j’avais eu vent du style d’aide que l’on offrait en ORL à coup de BINGO! Vous comprendrez que les journées ou l”on a pas de maux de tête devienne de petits répis dans une mer de tempête et que dans ces journée habituellement on en profite pour vivre à plein. On ne perd surtout pas son temps.
Y’a pas la fin!!
Ben la je suis pas une machine quand même, j’attend l’inspiration.